Le tourisme esthétique

« Se faire opérer d’un lifting ou de prothèses mammaires à moitié prix peut paraître séduisant, surtout si cette intervention s’accompagne d’un séjour au soleil dans un hôtel " confortable ". C’est ce que propose actuellement de nombreux site Internet qui ventent les mérites de telle ou telle clinique Tunisienne ou Marocaine.

Si tout se passe bien, c’est merveilleux, mais en cas de problème ?... Une indication opératoire ne se pose pas sur une photographie mais après un long entretien avec le chirurgien qui doit vous opérer ; c’est bien sûr impossible dans ce type de tourisme chirurgical.

Voir un médecin forcément non spécialiste à Paris et se faire opérer par un chirurgien à l’étranger dont on ne connaît ni les titres ni la formation est une gageure.

En France, vous pouvez vérifier les titres que vous annonce votre chirurgien, à l’étranger c’est impossible.

Une complication post-opératoire est toujours possible, elle ne survient pas forcément dans les 48 heures qui suivent l’intervention : certaines de ces complications surviennent plus tardivement et implique parfois une ré intervention rapide pour limiter les dégâts. Que ferez-vous après votre retour en France ? Qui vous suivra ? Certainement pas un chirurgien compétent.

En cas de problème mineur, si une simple retouche est nécessaire, qui payera le voyage nécessaire pour que votre chirurgien puisse vous ré opérer ?

Les accidents et les malfaçons existent en chirurgie esthétique ; quel recours aurez-vous après une intervention pratiquée en Tunisie ; bien sûr ceux de la loi Tunisienne, avec un expert local et devant un tribunal local… En France, les lois sont strictes et sévères :

  • le défaut d’information est une faute,
  • les infections nosocomiales sont indemnisées de même qu’un mauvais suivi du chirurgien,
  • un devis préalable est obligatoire qui doit mentionner le tarif de l’opération pratiquée, mais aussi la spécialité du praticien reconnue par le Conseil de l’Ordre des Médecins,
  • en cas d’accident grave, si l’IPP finale supérieure à 25 % ou si l’arrêt de travail est supérieur à 6 mois, le patient sera indemnisé par l’ONIAM, même en l’absence de faute du chirurgien.

A-t-on le droit de se priver de toutes ces garanties pour une opération que l’on fera qu’une fois dans sa vie ? Chacun est juge… »

Alexandra Céfai

Source d'information: L'Hebdo, n° 441, Avril 2009, pages: 14 - 15

Dernière modification : 14/09/2015

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